

Jean-François Daures
Architecte DPLG.
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DE L'ESQUISSE AU CHANTIER - PERMIS DE CONSTRUIRE - Direction de Chantier.
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Les 7 Pavillons de l'incroyable grotte de la Salamandre
Un « écrin vert » pour la Salamandre.
Premier prix du Palmarés construction bois 2013 d'interprofessionelle FIBOIS / Arfobois, en 2013.
Médaille d'or du Tourisme, par le ministère du Tourisme Français en 2014.
"Coup de coeur" du jury du Green Solution Award, catégorie batiments "bas carbone" en 2018.
Dans sa descente vers le Rhône, la Cèze traverse le plateau de Méjannes-le-clap au travers de gorges découpées où sont dissimulées quantité de sources et de curiosités géologiques creusées par cette rivière aurifère. Des grottes ou des tunnels forment un réseau hydrologique complexe et offrent un vaste territoire de découverte et d’entrainement aux spéléologues. L’aven de la Salamandre est connu pour déboucher sur une cavité circulaire de trente mètres de haut et dont les dimensions sont proches de celles d’un stade avec un diamètre d’une centaine de mètres.
On accède au site depuis le plateau en passant au travers d’une forêt de chênes verts et blancs. Une aire ombragée, sur la Commune de Tharaux, où, le temps de la visite, il est possible de stationner sous les arbres dans un périmètre défriché, formant un parking paysagé voulu, sans aucun enrobés pour préserver les sols vivants et la Nature. (*)
Un portail en bois marque l’entrée du site sur la Commune de Saint-Privat de Champclos. D’autres visiteurs y accèdent en empruntant un sentier botanique d’environ sept cent mètres de long en faible déclivité. Tout en suivant le profil d’une courbe de niveau, les visiteurs pourront découvrir toute la flore locale dans un tunnel de verdure. Noyés dans une végétation dense, on ne remarque pas les bâtiments en bois de l’accueil.
Le cheminement débouche sur une large terrasse en bois où les visiteurs contemplent une vision panoramique sur les gorges de la Cèze. La terrasse, ombragée l’été, est recouverte de voiles d'ombrage dont les couleurs ont été sélectionnées précisément dans le paysage alentours, ; l’effet rafraîchissant de cette ombre est accentué par des brumisateurs intégrés au réseau de câbles des voiles.
(*) Un autre accès, uniquement utilisé dans un premier temps par les services de sécurité et les véhicules de service, emprunte un chemin forestier jusqu’à une plateforme de retournement créée à flanc de colline pour le besoin des travaux, équipée d’une réserve d’eau de trente mètres cubes et faisant aussi office de zone de sécurisation en cas d’incendie).

Onze poteaux en bois rond écorcés à la main soutiennent ce chapiteau bigarré et supportent les belvédères situés en porte-à-faux au-dessus de la canopée. La forme de ces voiles, accrochées au sommet de ces poteaux, accompagne le profil des collines environnantes et renforce le caractère furtif de cet équipement qui fait corps avec la nature.
Un alignement d’ogives en bois rond cintrés borde ce belvédère. Chacune abrite une partie du programme et l’ogive centrale, la plus haute, permet d’accéder au hall d’accueil.
Ces ogives sont recouvertes de panneaux photovoltaïques amorphes et souples, laminés sur plaques en polycarbonates, ils produisent toute l"énergie nécessaire au fonctionnement en toute autonomie de l’équipement puisque l'ensemble de la scénographie lumineuse, la cafétéria et son équipement, l'informatique sont alimentés par l’énergie solaire, faisant de cette grotte la première a être éclairée par le soleil.

La terrasse est en belvédère à 11 mètres au dessus du sol, elle offre une vue panoramique sur la vallée et le paysage alentour. Elle est meublée de tables et d'une centaine de chaises, faites à la main spécifiquement pour le projet par un jeune artisan de Saint Étienne Vallée Française. Elles sont uniquement réalisées en bois local prélevé dans la foret.
La forme courbe des charpentes exprime sobrement et avec la même évidence que l’architecture vernaculaire la descente des charges et une fonction première de l’architecture, celle d’abriter. Ces trois ogives sont supportées par cinq troncs de châtaigniers prélevés dans la foret alentours et simplement écorcés à la main.
L’aménagement est voulu fonctionnel pour que l’on repère immédiatement dans cette répétition d’alcôves tous les éléments du programme. Au centre sous l’ogive principale se trouve le hall d’accueil. Un espace ouvert permet de visualiser immédiatement le guichet de la billetterie, ou le comptoir de la billetterie comme celui de la buvette.
La récurrence des voutes sert l’évolutivité du projet et son extension future par l’ajout d’ailes au corps de bâtiment est d’ores et déjà pensée.


Un écrin vert, fait de bois lamellés et cintrés et revêtu d'un bardage de bois local (origine Cévennes) traité aux huiles de lins et de colza, et il est tapissé à l’intérieur de toutes les plantes habituées aux anfractuosités et qui peuplent habituellement les entrées naturelles des grottes. Ce plafond végétal est un véritable biotope renversant qui réponds au somptueux spectacle des concrétions de la cavité mais dans le registre végétal avec des stalagmites végétales formés par des clrorophytums, véritables funambules, qui retombent comme des spéléologues en rappel, accrochés sur leur stolons et toute une collection de bégonias au feuillage parfois tigrés, moirés, panachés.
La vision de ce verdissement inhabituellement « retroussé », puisque se situant en plafond et à l’intérieur de l’édifice, témoigne de cette sensation de découverte que procure la visite du monde souterrain. La fonction de plafond vivant n'est pas qu'esthétique, puisqu'il absorbe de manière significative les bruis aériens et gomme la réverbération.
Pour limiter l'empreinte carbone et préserver les sols en dessous qui sont vivants, il n’y"a pas de dalles en béton, pour ces bâtiments. C'est un lit de galets de la rivière qui assure l'inertie thermique et il est surmonté d'un plancher à claire voie. L'air frais vient du sol et d'un conduit depuis le tunnel d’accès et grâce à un effet de convection naturelle il est évacué en partie sommitale du pavillon central.



Il est prévu la possibilité d’étendre le bâtiment en portant à sept le nombre des ogives donnant sur la terrasse. Les deux premières accueilleront une boutique indépendante et un bureau en mezzanine, tandis que les deux dernières abriteront une salle hors-sac, toute hauteur, sur les deux niveaux.
En allant plus loin, sur le site on découvre trois nouvelles ogives, format trois pavillons supplémentaires, voulus pour abriter les saintaires et un espace de stockage pour le matériel de spéoléogie. Là encore, le site étant situé à plusieurs kilométres de tous réseaux, au coeur d''une zone protégée Natura 2000, l'assainissement est autonome grâce à une mini station d'épuration enterrée qui permet de traiter les effluents des 50.000 visteurs acceuillis chaque années sur le site.



Le projet d’aménagement a pour but de rendre accessible à tous cette cavité. Deux tunnels artificiels, dont la pente légère accompagne le trajet des visiteurs, sont creusés à flanc de colline pour rejoindre la cavité. Parce que l’accès aux grottes est toujours un moment de promiscuité et d’attente, ils seront animés d’une scénographie lumineuse. Les deux tunnels de deux mètres quatre-vingt de large ont une fonction de secours. Ils servent de zones de confinement pour abriter le public lors d’une situation d’urgence et ils se doivent d’être aussi des espaces accueillants où l’attente est confortable. Au sol, le millier de mètres linéaires du cheminement est parsemé de "lucioles", deux mille points lumineux verts réalisés avec de la fibre optique noyée dans le béton, assurent la fonction réglementaire de guidage de secours.
Un dégradé d’ambiances assure la transition entre le monde végétal de l’extérieur et le monde minéral dans la cavité. Une fois passées les doubles portes qui ferment le tunnel, les visiteurs découvrent progressivement l’immensité de la cavité grâce à une habile scénographie lumineuse.
La lumière des 250 projecteurs à diodes présents dans la cavité assurent un spectacle lumineux, grzandiose, coloré et changeant qui est synchronisé avec composition musicale unique puisque composée spécifiquement pour la grotte de la Salamandre.
Il y'a trois manières de visiter la grotte : a pied comme classiquement, grâce au cheminent accessible à tous, y compris les personnes PMR, en rappel en descendant suspendu à des cordes comme les inventeurs de la grotte, ou encore et manière plus insolite, en volant grâce à un aéroplume, un incroyable ballon dirigeable gonflé d'hélium auquel le visiteur est arrimé.





